Le recrutement d’un apprenti reste soutenu par des aides, mais plusieurs règles doivent être vérifiées avant de conclure le contrat.
Les aides à l’apprentissage
Pour les contrats conclus depuis le 8 mars 2026 et débutant avant le 1er janvier 2027, l’aide exceptionnelle s’élève à :
Elle ne se cumule pas avec l’aide unique de 5000 €, ouverte aux mêmes entreprises pour un apprenti préparant un diplôme jusqu’au baccalauréat.
À partir du niveau bac+3, l’employeur doit en outre acquitter une participation forfaitaire de 750 € au financement de la formation (C. trav. art. R. 6332-25-1).
La rémunération nette de l’apprenti
Depuis le 1er mars 2025, l’exonération de cotisations salariales et de CSG-CRDS est limitée à 50 % du SMIC, soit 933,51 € depuis le 1er juin 2026.
Au-delà de ce seuil, la rémunération est soumise à cotisations : Au-delà, la fraction excédentaire est soumise à cotisations : le net décroche du brut pour tout apprenti de 21 ans et plus, et dès la deuxième année pour un apprenti de 18 à 20 ans.
La rupture du contrat
La jurisprudence apporte une nouvelle précision importante : en cas de manquements graves de l’employeur, l’apprenti peut désormais rompre son contrat sans préavis et sans saisir préalablement le médiateur (Cass. avis, 15 avril 2026, n° B 26-70.002).
Avant de signer, mieux vaut donc vérifier à la fois le montant de l’aide, le coût réel du contrat et les conditions de rupture.

